Assia Belabbes est journaliste vidéo chez Konbini. La jeune femme de 25 ans a toujours rêvé de travailler dans le monde de la culture. Entre stages, concours et prépa, la parisienne s’épanouit aujourd’hui pleinement dans son métier, qui pour elle, est une vocation.
« A la base, je voulais être actrice », confie Assia Belabbes dans un rire. Travailler dans la culture a toujours été une évidence pour elle. A défaut de fouler les tapis rouges, elle écume Internet à la recherche de la moindre information en tant que journaliste vidéo pour Konbini.
Télérama lui a donné l’opportunité de réaliser un stage en amont de son master, qui s’est ensuite transformé en alternance. Au sein du média, elle avait pour mission de rajeunir leur audience en proposant de nouveaux sujets. « Je me suis rendu compte à quel point l’audience était importante pour un média » reconnaît Assia. Cette expérience lui a permis de se rendre compte que le métier est voué à évoluer et n’est pas fixé dans le marbre. Ses envies se sont ainsi tournées vers la volonté de produire des contenus originaux pour attirer un public toujours plus jeune.
Traiter des questions sociétales à travers la culture est son objectif. Après une licence en géographie, la jeune femme tente les concours des écoles en journalisme. C’est sous les conseils de son ami, Amir Boulal, qu’elle s’inscrit à la prépa La Chance et entame une année de césure pour les stages. Elle intègre la rédaction du Parisien au service vidéo et réseaux sociaux : « Je pense que mon premier stage a été un tournant ». Mais paradoxalement, c’est son mois au service culturel de l’Humanité qui la conforte dans le format vidéo. Tout s’accélère : les résultats tombent, elle essuie des échecs mais rebondit avec le master NPJ de l’Université Lumière Lyon 2. Sur deux ans, elle apprend les bases de la rédaction et fortifie ses compétences en vidéo avec l’option MOJO.
Master en poche, Assia commence sa carrière chez Konbini, un pure player français. Dans la ligne éditoriale, elle retrouve toutes ses passions : cinéma, musique, ou encore culture web. « Je dis souvent que j’ai été élevée par mes parents et par internet », plaisante la journaliste. Ce qui lui plaît surtout chez Konbini, c’est sa manière novatrice de faire de l’information. Parmi les travaux dont elle est la plus fière, il y a cette interview du groupe Gorillaz. Pour se démarquer des entretiens classiques, elle utilise un des formats du pure player et propose une interview plus amusante, et plus personnelle. Pour Assia, le divertissement à sa place aux côtés de l’information. Son contrat chez Konbini se termine dans quelques mois. Si trouver du travail dans ce domaine reste compliqué, elle compte bien continuer dans la culture, quitte à peut-être créer son propre média à l’avenir.
Clara Asciac, Lucas Teitler et Alexie Felicite