Au terme d’un Master Nouvelles Pratiques Journalistiques achevé à l’Université Lumière Lyon 2 il y a un peu plus d’un an, Julie Desbiaux, 24 ans, capitalise sur l’exercice délicat des piges pour mettre plus que jamais un pied dans le monde professionnel du journalisme.
“Il faut y croire et ne pas baisser les bras”. Voilà un optimisme que Julie Desbiaux, correspondante pigiste pour Le Média depuis quelques mois, ne souhaite pas perdre. Après avoir validé un Master en septembre 2024, la Lyonnaise s’est rapidement heurtée à la réalité de la profession : “je n’ai pas trouvé de travail tout de suite, bien que j’avais déjà des expériences acquises durant mes années à la fac” confie-t-elle. Et pour cause, durant ces deux ans d’apprentissage, elle s’est créé un réseau important en franchissant les portes de rédactions, écrites comme audiovisuelles.
C’est important. L’insertion professionnelle est très compliquée, mieux vaut avoir des contacts et des expériences.
Julie Desbiaux
“J’ai eu l’opportunité de faire un stage de 2 mois à l’Arrière-Cour, un média local indépendant basé sur Lyon, et un autre de 6 mois à Paris au sein du journal audiovisuel Le Média, qui couvre l’actualité nationale”. Elle ajoute : “C’est important. L’insertion professionnelle est très compliquée, mieux vaut avoir des contacts et des expériences”. Grâce à une formation universitaire “riche”, appréciée pour son aspect multi-supports et son accent mis sur la pratique, Julie Desbiaux dispose de toutes les armes pour appréhender ses débuts professionnels de la meilleure des manières.
La pige comme porte d’entrée
Pour elle, la stratégie est on ne peut plus claire : capitaliser sur le statut de pigiste avant d’aller plus loin : “ Je veux multiplier les piges. L’objectif c’est de faire ça pendant un ou deux ans, le temps de se faire la main et de développer mon réseau”. Que ce soit à Rue 89 Lyon, à l’Arrière-Cour ou au Média, toutes les opportunités sont bonnes à prendre, même si ce statut reste précaire. “On ne peut pas vivre que de ça, la pige n’est pas très bien payée” assure-t-elle. Pour avoir un revenu un peu plus stable, l’ancienne étudiante travaille donc dans une boutique plusieurs jours par semaine. Bien que ce poste soit la solution à court terme, Julie voit l’avenir d’un autre œil, plus ambitieux : “le métier est précaire, je ne veux pas finir pigiste. Après un an ou deux, j’aimerais trouver un CDD ou CDI, ça c’est sur”.
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