
« Bonjour et bienvenue dans les Niouzz. Les trois mots du jour sont “Brexit”, “Réfugiés” et “Seppe Smits” ». Chaque jour à 18 h 45, sur la Trois, le présentateur se lance, seul, face caméra, pour sept minutes d’émission. Pas de plateau JT traditionnel, le journal est tourné dans un studio qui ressemble plutôt à un kot. Au programme, de l’actualité mêlée à de l’humour.
Car dans les Niouzz, le ridicule ne tue pas et pour illustrer ses propos, le présentateur est amené à se déguiser quotidiennement. La transmission des informations aux enfants se fait de façon claire et précise, mais aussi ludique, le programme étant entrecoupé de gags en tout genre, d’infographies et de reportages. Reste que l’actualité a toujours priorité sur le divertissement.
À l’écran, c’est uniquement le présentateur qui intervient du début à la fin. Seule sa voix est utilisée pour commenter les images et les reportages tournés par les journalistes de l’équipe. Une manière trouvée par la production pour que l’enfant ne perde pas le fil de l’émission et reste focalisé du début à la fin. Et, histoire de ne pas lasser les téléspectateurs chaque jour, ce n’est pas un, mais trois présentateurs différents qui se succèdent sur toute la semaine.
Sur les pas des « YouTubeurs »
C’est avec cette nouvelle formule de présentation à la façon des « YouTubeurs » que les Niouzz ont redémarré pour une seizième saison en septembre 2015. Car si le JT attire toujours autant les enfants, ce n’est pas par hasard : la formule de l’émission est renouvelée tous les deux ou trois ans, afin de toujours coller à l’air du temps.
Pour les nouveaux 8-12 ans, jamais bien loin des tablettes et smartphones, les programmes télévisés ont beaucoup moins la cote qu’auparavant. Attirer ces digital natives relève plutôt du défi, ce qui explique que le programme de la RTBF ait décidé d’évoquer l’ambiance des vidéos de Norman ou de Cyprien, stars de YouTube particulièrement appréciées des plus jeunes.
Pourtant, le succès n’est pas tout à fait au rendez-vous. Les audiences de l’émission ne baissent pas — au contraire, la nouvelle formule attire un peu plus de spectateurs. Mais ne rencontre pas non plus un succès extraordinaire. En cause, la politique de diffusion du groupe de la RTBF, qui interdit la diffusion de ses programmes sur… YouTube. Un choix qui limite considérablement les partages sur les réseaux sociaux, même si l’émission est disponible sur le site web de la RTBF.
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