Les tensions vont-elles s’apaiser ? Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, sont attendus mercredi 14 janvier 2026, à la Maison-Blanche. Ils seront reçus par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et par le vice-président J.D. Vance. Cette rencontre a été sollicitée par les deux pays en réponse aux convoitises et menaces émises par Donald Trump sur le Groenland, un territoire autonome du Royaume du Danemark. De cette manière, le chef de la diplomatie danoise espère « déplacer tout cette discussion dans une salle de réunion, où l’on peut se regarder dans les yeux ».
Menaces et provocations de Trump
Depuis plusieurs mois, Donald Trump exerce une forte pression sur le territoire du Grand Nord à travers de nombreuses prises de parole. Le 11 janvier dernier, à bord de l’aéronef Air Force One, le président a affirmé qu’il s’emparerait de la région « d’une manière ou d’une autre », tout en soutenant que si les Américains ne le font pas, « la Russie ou la Chine le fera ».
À cela s’ajoutent de nombreuses déclarations provocatrices publiées sur les réseaux sociaux. La dernière en date a été postée sur le compte officiel X de la Maison-Blanche le 13 janvier 2026. On y voit Donald Trump de dos, observant la carte du Groenland et la ville de Thulé – lieu où se trouve la base spatiale américaine de Pituffik. Dans ce contexte de fortes tensions entre les deux pays, le message peut être interprété comme une menace implicite.
« Actuellement, nous travaillons aux prochaines étapes pour renforcer la sécurité en Arctique »
Face à ces menaces, le Danemark, auquel le Groenland est rattaché, intensifie ses efforts pour que sa défense soit assurée par l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). « Actuellement, nous travaillons aux prochaines étapes pour renforcer la sécurité en Arctique », a assuré le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte, lors d’une conférence de presse en Croatie.
Pourquoi Trump souhaite avoir la mainmise sur le Groenland ?
La raison principale avancée par Donald Trump est d’ordre sécuritaire. Le Groenland, de par sa position géographique, permettrait d’avoir une ligne plus directe avec la Russie et d’exercer un contrôle sur les voies maritimes.
En plus d’une position militairement stratégique, le Grand Nord dispose d’importantes ressources naturelles telles que des minéraux critiques comme le cuivre et des hydrocarbures. Pour l’instant, en raison du climat polaire, l’exploitation de ces ressources est pratiquement inexistante.
Mélodie Le Cam
N.B : Cet article a été publié dans le cadre d’un cours dédié à la webrédaction organisé le 13 janvier 2025.
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