Trois candidats sont placés pour l’instant en tête de liste des favoris pour les élections municipales lyonnaises des 15 et 22 mars 2026. Entre Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas et Anaïs Belouassa-Cherifi, quel est le profil qui incarne au mieux votre vision pour Lyon ?
A 90 jours des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Lyon s’apprête à vivre un scrutin aussi déterminant qu’incertain. A date, trois candidats dominent la campagne. Il s’agit de Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas et Anaïs Belouassa-Cherifi. Chacun portant une vision distincte pour la troisième ville de France. Entre écologie urbaine, gestion entrepreneuriale, radicalité sociale, les lyonnais devront trancher.
Grégory Doucet, l’écologiste sortant qui défend son bilan
Gérant de Lyon depuis 2020, Grégory Doucet, âgé de 52 ans, se présente pour un second mandat à la tête d’une union de la gauche (Europe Ecologie Les Verts, le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français, la Place Publique). Ancien cadre dans l’humanitaire, il incarne une écologie municipale pragmatique, avec un bilan marqué par la végétalisation et les pistes recyclables. Le maire de Lyon souhaite après ce premier mandant « ouvrir une nouvelle étape porteuse de solutions, d’espoir et d’enthousiasme », peut-on lire sur le Figaro. Les premières propositions dans son programme mentionnent : la création d’une garantie municipale des loyers et une assurance habitation municipale, la création des postes de police municipale mobiles, le renforcement des brigades à pied, l’ouverture de 10 maisons de santé.
Jean-Michel Aulas, l’entrepreneur qui veut « sauver » Lyon
Agé de 76 ans, Jean-Michel Aulas est une figure remarquable de la vie économique et sportive lyonnaise. Ancien président de l’Olympique Lyonnais, il a transformé le club en une institution majeure du football français et européen, tout en développant un empire économique autour de la Compagnie européenne de gestion par l’informatique décentralisée, spécialisée dans les logiciels de gestion. Pour les municipales de 2026, il se présente sans étiquette partisane, mais bénéficie du soutien d’une large coalition incluant Les Républicains (LR), Renaissance (ex-LREM), le MoDem et l’UDI. Cette alliance inédite, qui dépasse les clivages traditionnels de la droite et du centre, lui permet de se positionner comme le candidat de l’union des forces modérées et libérales face à une gauche divisée. Son programme s’article autour du soutien aux entreprises, le développement des transports en commun et des grands projets urbains.
La radicalité insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi
Députée La France Insoumise (LFI) depuis 2024, Anaïs Belouassa-Cherifi, 30 ans, incarne la gauche radicale. Ancienne secrétaire générale de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, elle entend remettre la justice sociale au cœur du débat. Inconnue du grand public jusqu’à son élection comme députée l’an passé, la candidate de La France insoumise au scrutin municipal lyonnais est entrée en campagne en ciblant Jean-Michel Aulas, mais sans vraiment ménager les écologistes. Réputée « bosseuse » voire « redoutable », la trentenaire présente aussi un parcours plus sinueux que son image d’apparatchik mélenchoniste ne le laisse paraître. Elle envisage à travers son programme, de créer un « lieu d’accueil physique et mobile pour les victimes de sexisme, racisme et LGBTIphobie »
Pour l’instant, deux sondages publiés ces dernières semaines créditent Jean-Michel Aulas de 47% d’intentions de vote au premier tour, loin devant le maire sortant à 23 ou 24%, donné nettement perdant au second tour (39%). La candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi est donnée en 3ᵉ position avec de 10% à 15% d’intentions de vote au premier tour.
N.B : cet article a été publié dans le cadre d’un cours dédié à la webrédaction organisé le 16 décembre 2025
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